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GB: Une hausse des taux n'est pas nécessairement le début d'une longue série, selon Pill (BoE)
information fournie par Reuters 15/10/2026 à 12:26

Huw Pill, économiste en chef et directeur exécutif chargé de l'analyse monétaire et de la recherche à la Banque d'Angleterre (BOE), s'adresse aux journalistes à Londres

Huw Pill, économiste en chef et directeur exécutif chargé de l'analyse monétaire et de la recherche à la Banque d'Angleterre (BOE), s'adresse aux journalistes à Londres

par David Milliken

Un possible ‌relèvement des taux directeurs par la Banque d'Angleterre (BoE) ne doit pas être ​interprétée par les investisseurs comme le début d'une longue série de hausses, a déclaré jeudi Huw Pill, chef économiste de l'institut d'émission monétaire britannique.

"Nous ne ​devons pas donner l'impression que, parce que nous agissons maintenant, nous nous engageons dans une nouvelle ​série de hausses (…) comme celles observées ⁠en 2022 et 2023. Il s'agit d'un choc différent", a-t-il dit ‌lors du Bangkok Economic Festival, qui se tient dans la capitale thaïlandaise jusqu'à vendredi, en marge des assemblées annuelles du ​Fonds monétaire international (FMI) et ‌de la Banque mondiale (BM).

Huw Pill, partisan d'un resserrement du ⁠coût du crédit depuis avril, a repoussé les prévisions des marchés financiers tablant sur quatre hausses de taux au cours des douze prochains mois.

Contrairement à ⁠la Réserve fédérale ‌américaine (Fed) et à la Banque centrale européenne (BCE), la Banque d'Angleterre ⁠a maintenu ses taux directeurs à leur niveau actuel depuis le ‌début de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, déclenchée ⁠le 28 février. Les marchés considèrent cependant qu'une hausse d'un ⁠quart de point ‌des coûts d'emprunt de la BoE, à l'issue de sa réunion de ​politique monétaire de la semaine prochaine, ‌est quasi acquise.

Huw Pill a réitéré ses inquiétudes quant à la vulnérabilité de la Grande-Bretagne face ​à ce qu'il a qualifié de dynamique de rattrapage "insidieuse" de l'inflation, les salariés réclamant des hausses de salaire pour compenser la hausse ⁠des prix.

"Il faudra probablement une période de resserrement plus prolongée pour contenir ce phénomène", a-t-il déclaré.

La hausse des rendements obligataires dans les économies avancées reflète probablement, au moins en partie, une augmentation du taux d'intérêt neutre réel nécessaire pour stabiliser l'inflation, a-t-il expliqué.

(Reportage David Milliken; version française Claude Chendjou, ​édité par Augustin Turpin)

1 commentaire

  • 14:06

    "si vous m'avez compris, c'est que je me suis mal exprimé"


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